La pointeuse biométrique est souvent perçue comme une réponse efficace aux problèmes de fraude au pointage ou d'oubli de badge. Lecture d'empreinte digitale, reconnaissance veineuse ou faciale : la technologie promet fiabilité et automatisation.
Cependant, en France, utiliser une pointeuse biométrique pour contrôler les horaires de travail est interdit. Cette interdiction repose sur une position ferme de la CNIL, fondée sur le principe de proportionnalité inscrit dans le RGPD.
La biométrie repose sur des données uniques, permanentes et sensibles. Contrairement à un badge ou un code, une donnée biométrique ne peut pas être modifiée en cas de compromission.
Pour la CNIL, utiliser ce type de données uniquement pour savoir à quelle heure un salarié arrive ou part est manifestement excessif. Le contrôle des horaires ne justifie pas une telle atteinte aux droits et libertés des personnes.
La CNIL l'affirme explicitement :
« La biométrie est un moyen disproportionné de contrôle des horaires des employés. »
Cela implique que :
Une PME installe une pointeuse à empreinte digitale pour éviter les abus de pauses.
➡️ Cette pratique est illégale, même si aucun autre usage des données n'est fait.
La biométrie peut être utilisée uniquement pour le contrôle d'accès à des locaux sensibles, et jamais pour le suivi du temps de travail.
Même dans ces situations :
Même si la pointeuse biométrique est interdite en France pour le contrôle des horaires des salariés, il existe des contextes très spécifiques où la biométrie peut être utilisée pour assurer une traçabilité du temps, non pas à des fins RH classiques, mais pour des exigences de sécurité ou réglementaires exceptionnelles.
Le cas des contrôleurs aériens est souvent cité car il répond à une logique radicalement différente de la gestion du temps en entreprise.
Dans ce contexte :
Ce type d'usage ne constitue pas un précédent généralisable aux entreprises classiques. Il s'agit d'une exception très encadrée pour des métiers à risque critique.
L'interdiction du recours à la biométrie pour le pointage est spécifique au cadre juridique français et à l'interprétation stricte de la CNIL.
Dans d'autres pays :
Si votre entreprise opère à l'international, il est essentiel de vérifier la législation locale de chaque pays avant de déployer une solution biométrique de gestion du temps.
Ce qui est interdit en France peut être autorisé ailleurs, et inversement.
La CNIL recommande clairement des solutions non biométriques, jugées suffisantes pour le contrôle du temps de travail.
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Installer une pointeuse biométrique pour le pointage expose l'entreprise à :
Un salarié saisit la CNIL après l'installation d'une pointeuse biométrique.
➡️ L'entreprise est contrainte de retirer le dispositif et de revoir entièrement son système de gestion du temps.
Il n'existe aucune ambiguïté juridique :
La pointeuse biométrique est interdite pour le contrôle des horaires de travail en France.
Les employeurs disposent de nombreuses alternatives légales, simples et efficaces. Le recours à la biométrie pour le pointage n'apporte aucun avantage légal et expose à des risques importants.
En matière de gestion du temps, la conformité doit toujours primer sur la technologie.
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